Le chat vegan est une idée qui intrigue, questionne et parfois inquiète. L’alimentation des chats domestiques fait régulièrement l’objet de débats, notamment lorsque des résultats scientifiques semblent contredire les connaissances établies sur la biologie féline.
Récemment, un article relayé par Sciences et Avenir a attiré l’attention en affirmant que, selon l’analyse de leurs poils, les chats présenteraient un profil proche de celui d’êtres humains végétariens, voire végans.
À première vue, cette affirmation semble paradoxale. Le chat n’est-il pas reconnu comme un carnivore strict ? Que signifie réellement cette étude ? Peut-on sérieusement parler de chat vegan ? Et surtout, quelles conclusions en tirer pour la santé et l’alimentation de nos compagnons à quatre pattes ?
🧬 Ce que dit l’article de Sciences et Avenir
L’article de Sciences et Avenir s’appuie sur une étude scientifique menée par des chercheurs de l’université de Vienne. Cette étude repose sur l’analyse isotopique des poils de chats domestiques, et plus précisément sur le rapport des isotopes stables de l’azote (^15N/^14N).
Cette méthode est couramment utilisée en écologie pour estimer la position trophique d’un animal dans une chaîne alimentaire, autrement dit pour déterminer s’il se situe plutôt du côté des herbivores, des omnivores ou des carnivores.
De manière contre-intuitive, les chercheurs ont observé que certains profils isotopiques félins se rapprochaient davantage de ceux mesurés chez des humains végétariens ou végans que de ceux attendus chez des carnivores classiques. C’est cette observation qui a conduit à la formulation, volontairement provocatrice, de l’hypothèse du chat vegan.

💡 Peut-on réellement parler de chat vegan ?
La question de savoir si un chat peut vivre sans alimentation carnée est régulièrement abordée dans la littérature scientifique. Certaines études observationnelles suggèrent que des régimes végétariens ou végétaliens, lorsqu’ils sont formulés industriellement et fortement supplémentés, peuvent ne pas entraîner de troubles cliniques immédiats chez certains chats.
Cependant, les experts vétérinaires s’accordent sur un point : ces résultats doivent être interprétés avec beaucoup de prudence.
Parmi les limites fréquemment soulignées :
- des études rarement randomisées,
- un contrôle imprécis des apports nutritionnels réels,
- une dépendance aux déclarations des propriétaires,
- peu de données fiables sur les effets à long terme.
Surtout, le chat est biologiquement un carnivore strict. Son métabolisme a évolué pour fonctionner à partir de nutriments d’origine animale. Certains éléments essentiels — comme la taurine, l’acide arachidonique ou la vitamine A sous forme préformée — sont absents du règne végétal et doivent être ajoutés artificiellement dans un régime vegan pour chat.
Ainsi, même si un chat peut parfois survivre avec une alimentation végétale strictement supplémentée, cela ne correspond ni à son régime naturel, ni à l’option la plus adaptée à sa physiologie. Parler de chat vegan reste donc pour le moins scientifiquement discutable.
🐾 Ce que nous apprennent les isotopes… et ce qu’ils ne nous disent pas
Pour comprendre pourquoi l’analyse isotopique peut prêter à confusion, il faut rappeler quelques principes fondamentaux. Les isotopes stables de l’azote ont tendance à s’accumuler à mesure que l’on monte dans la chaîne alimentaire : un prédateur affiche généralement des valeurs plus élevées que sa proie.
Chez le chat, ce schéma est perturbé par un métabolisme particulier, caractérisé par une faible discrimination isotopique. Cela signifie que l’enrichissement en azote^15N entre l’alimentation carnée et les poils est limité.
Ce phénomène ne remet absolument pas en cause la consommation de viande par le chat. Il souligne simplement que les outils scientifiques doivent être interprétés à la lumière de la biologie propre à chaque espèce, et non transposés directement à des concepts humains comme le véganisme.
🍗 L’importance d’une nourriture carnée adaptée au chat
🐱 Le chat n’est pas un omnivore
Contrairement aux humains ou aux chiens, le chat est un carnivore strict. Son système digestif est court et spécialisé, conçu pour digérer efficacement les protéines et les graisses animales, mais peu adapté à la digestion des glucides et des fibres végétales.
🥩 Des besoins nutritionnels spécifiques

Le chat a besoin d’un apport élevé en protéines animales de haute qualité. Il ne peut pas synthétiser certains acides aminés essentiels à partir de sources végétales. Une alimentation inadaptée peut entraîner, à moyen ou long terme, des troubles cardiaques, neurologiques, visuels ou immunitaires.
👉 Pour aller plus loin sur ce point, vous pouvez consulter notre article de blog :
Revenir à la base de l’alimentation du chat
🐟 Sally & Cie : une réponse cohérente aux besoins biologiques du chat
Dans ce contexte, Sally & Cie a choisi de proposer une alternative à l’alimentation industrielle classique en s’inspirant le plus possible du régime naturel du chat.
Voici les principaux éléments différenciants de cette approche :
🥩 Un produit inspiré du régime naturel des félins
Nous avons fait, chez Sally & Cie le choix de proposer une alternative à l’alimentation industrielle classique, en s’appuyant sur les besoins physiologiques réels du chat.
🥩 Une composition hautement carnée
Les recettes Sally & Cie privilégient :
- 98 à 100 % de viandes et poissons de qualité,
- sans sous-produits,
- sans céréales,
- avec une très faible part végétale ( 2 % maximum), destinée à reproduire le contenu digestif naturel d’une proie.
👉 Découvrir aussi :
Pourquoi les Sallys ne sont pas des croquettes dans le lexique de notre site internet.
❄️ La lyophilisation : un compromis entre cru et simplicité d’utilisation
La lyophilisation permet de retirer l’eau sans chauffer la viande, préservant ainsi les nutriments tout en garantissant une conservation longue sans additifs. Cette approche offre les bénéfices nutritionnels du cru, sans les contraintes logistiques habituelles de la viande fraiche ou congelée.

INSERER UNE IMAGE
🐱 Une alimentation conçue « biologiquement appropriée »
Ce terme, parfois désigné par l’anglais BARF (Biologically Appropriate Raw Food), désigne une approche nutritionnelle qui cherche à respecter le régime naturel des carnivores tout en répondant aux contraintes des maîtres modernes : facilité d’utilisation, conservation, sécurité alimentaire.
🩺 Avantages pour la santé féline
Une alimentation carnée adaptée peut :
- soutenir une meilleure digestion grâce à un profil nutritionnel proche de l’alimentation ancestrale ;
- fournir les acides aminés essentiels à la croissance musculaire, au renouvellement cellulaire, à la santé cardiaque ;
- améliorer la santé de la peau et du pelage grâce à des lipides naturels ;
- réduire les risques de carences liées à des régimes trop riches en glucides.
🧠 Pour finir : dépasser le mythe du chat vegan
Cette idée du chat vegan repose avant tout sur une mauvaise interprétation d’un outil scientifique complexe. Elle ne reflète ni la biologie du chat, ni ses besoins nutritionnels fondamentaux, c’est même le contraire !
Le chat est et reste un carnivore strict, et pour préserver sa santé sur le long terme, une alimentation centrée sur des protéines animales de qualité demeure essentielle. Des approches comme la notre, chez Sally & Cie s’inscrivent dans cette logique, en proposant une nutrition plus respectueuse de la physiologie féline que les aliments ultra-transformés classiques.