Brassens, l'homme qui aimait les chats

S’il est un artiste, un homme qui peut s’identifier à un chat, avec toute sa complexité, c'est bien Georges Brassens. Évidemment, l’affirmation semble facile au départ : il a toujours manifesté beaucoup d’affection pour les petits félins, jusqu’à les mettre dans ses chansons !


Les chansons :

Parfois bucolique et innocent, comme avec Margot, brave Margot, parfois avec dépit comme dans Putain de toi, même si cela lui permet de revenir à l’essentiel, plus de beau félin, mieux vaut retourner dans la lune en emportant ses fleurs et ses chats !

Mais toujours, les chats doivent être respectés, par-dessus tout, dans « le testament », il donne ses consignes, il menace même et dans « Don Juan », concession ultime, il en vient à glorifier un flic, il est vrai que c’est celui « qui barrait le passage aux autos pour laisser traverser les chats de Léautaud ! »


La liberté, donnée, reçue :


Bien au-delà des citations, c’est dans sa vie même que Brassens se rapprochait des chats. Bien entendu, d’aucun lui trouvera plutôt une ressemblance avec un ours, il faut dire que le bonhomme cultivait le côté « mal léché ». Mais à y regarder de plus près : la sensibilité, la délicatesse, son attachement aux lieux, n’ont-ils pas quelque chose du chat ?

Sans parler du respect pour l’animal : il se refusait à leur donner un nom, ils étaient tous « le chat », normal puisqu’ils ne s’étaient pas présentés ! Chez Brassens, les chats allaient et venaient à leur guise, libres, comme une incarnation vivante de l’anarchie. Une sorte d’idéale pour le poète qui pouvait voir en eux l’exemple vivant de l’indépendance, de la beauté et de la liberté. Bref, des qualités que l’on retrouve dans toute son œuvre !

Brassens aimait les chats, qu’il plaçait tout en haut de son panthéon, bien au-dessus des femmes et des amis et bien au-dessus de tout en fait…

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