Une évidence biologique : le chat est un carnivore strict
Le chat nâest pas simplement un amateur de viande : câest un carnivore strict, une rĂ©alitĂ© biologique bien documentĂ©e par la littĂ©rature vĂ©tĂ©rinaire et scientifique. Cela signifie que son organisme dĂ©pend directement de nutriments prĂ©sents uniquement dans les tissus animaux.
Contrairement aux omnivores, le chat :
- ne peut pas synthétiser certains acides aminés essentiels comme la taurine
- produit son énergie principalement à partir des protéines animales, via la néoglucogenÚse
- possÚde un systÚme digestif court et spécialisé, peu adapté aux glucides
Les protéines animales ne sont donc pas un simple ingrédient : elles sont le carburant principal du métabolisme félin.
Des travaux en nutrition fĂ©line montrent que le chat a besoin dâenviron 5 Ă 8 g de protĂ©ines par kg de poids corporel et par jour, soit des besoins extrĂȘmement Ă©levĂ©s comparĂ©s Ă lâhumain .
đ En rĂ©sumĂ© :
Un chat sans viande nâest pas un chat en bonne santĂ©. Câest un animal en carence.

Dans la nature : un chasseur de petites proies
Pour comprendre les besoins réels du chat domestique, il faut regarder son équivalent sauvage : le chat sauvage (Felis silvestris).
Dans son environnement naturel :
- il chasse principalement des rongeurs, oiseaux et petits animaux
- il consomme plusieurs petites proies par jour
- il mange lâanimal entier (muscle, organes, os, etc.)
Les observations Ă©cologiques montrent quâun chat sauvage consomme jusquâĂ 300 g de proies par jour .
Cela représente :
- environ 9 kg de nourriture par mois
- une alimentation composĂ©e quasi exclusivement de viande (et dâabats)
DĂ©composition nutritionnelle dâune proie
Une proie typique (souris, oiseau) contient :
- 60â70 % dâeau
- 20â30 % de protĂ©ines
- 5â10 % de lipides
- quasiment  0 glucides
Ce modĂšle est fondamental :
đ le chat est « conçu » pour consommer une alimentation humide, riche en protĂ©ines et en graisses animales.
Combien mange un chat domestique Ă©quivalent ânatureâ ?
Prenons un chat domestique moyen de 4 kg.
đŹ Besoin Ă©nergĂ©tique
Un chat adulte a besoin dâenviron :
- 60 Ă 80 kcal/kg/jour
â soit 240 Ă 320 kcal/jour
đ„© Ăquivalent en proies
Une proie type (~30 g) apporte environ 30â50 kcal.
đ Donc un chat consomme :
- 5 Ă 10 proies par jour
- soit 150 Ă 300 g de viande fraiche / jour
đ Sur un mois
- 4,5 Ă 9 kg de viande crue/mois
Ce chiffre correspond parfaitement aux observations du chat sauvage.
Pour notre chat de maison, il est trĂšs simple de se rappeler que l’ordre de grandeur de son besoin en viande crue est au alentour de son propre poids tous les mois, en fait un peu plus, mais cela donne une bonne idĂ©e de l’Ă©chelle.
Pourquoi la viande crue est la référence
Le chat ne mange pas âde la viandeâ au sens humain. Il mange :
- des tissus animaux frais
- des organes riches en micronutriments
- une nourriture naturellement hydratée
La viande crue (ou lyophilisée et correctement réhydratée) est donc ce qui se rapproche le plus de son alimentation naturelle.
Elle apporte :
- taurine intacte
- vitamines sensibles Ă la chaleur
- protéines hautement digestibles
Et Sally & Cie dans tout ça ?
La particularité de la lyophilisation est simple :
đ elle retire lâeau, sans dĂ©truire les nutriments
En moyenne :
- 1 kg de viande fraßche = ~250 g de viande lyophilisée
Câest une donnĂ©e clĂ©.

Calcul : combien de Sally pour un chat ?
Prenons notre chat de 4 kg :
đą Ătape 1 : besoin en viande fraĂźche
- environ 150 Ă 300 g/jour
- soit 4,5 Ă 9 kg/mois
đą Ătape 2 : conversion en lyophilisĂ©
On divise par 4 :
- 1,1 Ă 2,25 kg de Sally / mois
Tableau récapitulatif
| Poids du chat | Viande fraĂźche / jour | Viande fraĂźche / mois | Sally & Cie / mois |
|---|---|---|---|
| 3 kg | 120â200 g | 3,6â6 kg | 0,9â1,5 kg |
| 4 kg | 150â300 g | 4,5â9 kg | 1,1â2,25 kg |
| 5 kg | 200â350 g | 6â10,5 kg | 1,5â2,6 kg |
Une différence fondamentale avec les croquettes
Les croquettes :
- sont riches en glucides
- contiennent souvent des protéines végétales
- sont déshydratées artificiellement
Or, dans la nature :
- un chat ne mange ni céréales, ni amidon
- il sâhydrate via sa nourriture
- il consomme uniquement des proies animales
đ On est donc sur deux modĂšles totalement opposĂ©s.
Conclusion : nourrir un chat, câest respecter sa nature
Le chat nâest pas un petit chien, ni un omnivore adaptable.
Câest un prĂ©dateur spĂ©cialisĂ©, optimisĂ© pour :
- chasser
- consommer des proies entiĂšres
- tirer son énergie des protéines animales
Les données scientifiques sont claires :
- son métabolisme dépend de la viande
- ses besoins naturels correspondent Ă plusieurs kilos de proies par mois
- la meilleure alimentation est celle qui sâen rapproche
đ Câest prĂ©cisĂ©ment ce que permet la lyophilisation.
Avec environ 1 Ă 2 kg de Sally par mois pour un chat de 4 kg, on retrouve :
- la densité nutritionnelle
- la qualité des protéines
- et surtout⊠la logique biologique du félin