Quelle importance du chat dans la société égyptienne antique ?

Dernière mise à jour : 5 mai

Le chat occupe une place particulière au sein de la société égyptienne antique.

Comme le taureau ou l’ibis, il est vénéré et dispose d’un statut qui le protège sur le plan juridique, moral et religieux.


Animal historique



Nommé "Miou", Notre chat "domestique", qui accepte notre présence dans nos maisons, n'est pas le chat Européen comme on pourrait le penser, mais le chat ganté, chat sauvage d'Afrique, ancêtre de ce dernier.

L'avènement de la domestication du chat a probablement eu lieu e dans la civilisation antique égyptienne, au cours du quatrième millénaire avant notre ère, grâce à sa présence géographique proche de l'Homme.

Néanmoins, des preuves de la présence du chat auprès de l'homme ont été retrouvées dans des tombes vieilles de 10 000 ans en Crète.


Animal idolâtré et protégé


Plusieurs éléments font des chats un animal adoré des égyptiens à l'ère antique.


Au départ, ces derniers protège les ressources vitales alimentaires en chassant les rongeurs, mais aussi les animaux vénéneux comme les serpents ou autres scorpions. Par conséquent, le chat d'installe près des silos à grains dans lesquels ce peuple d'agriculteurs entrepose les ressources de céréales, notamment de blé et devient compagnon de l'Homme.



Outre son rôle protecteur, le peuple apprécie aussi le chat pour sa grâce et sa douceur, ce qui fait de lui un compagnon de choix au sein des foyers. L'animal obtient un statut particulier et des lois stipulent alors la défense d'en faire commerce ou exportation, mais aussi l'interdiction de le tuer ou maltraiter.


Diodore de Sicile, historien grec, décrit une scène s'étant déroulée vers -60 : un char romain écrase par accident un chat égyptien et, en malgré les ordres du pharaon Ptolémée XII, un soldat égyptien tue le conducteur.


Au décès de ces derniers, certains sont momifiés, mais tous sont embaumés. Les maîtres se rasent les sourcils en signe de respect et de marquage du deuil.


Animal divin



Bastet, déesse égyptienne est représentée par la forme d'une femme au visage félin.

Elle est responsable tant de la joie du foyer, que de la chaleur du soleil, mais aussi de la maternité et protéger les femmes enceintes et enfants.

Ses caractéristiques ne s'arrêtent pas là : c'est une guerrière associée à l'instrument de vengeance du Dieu du Soleil.


Son centre religieux se trouve à l’est du Delta du Nil, dans la ville de Bubastis, capitale de l’Égypte vers 950 av J.-C. On y a retrouvé une grande quantité de chats momifiés, témoignage du culte voué à l'animal en ce lieu.


Chaque chat est considéré comme le descendant de Bastet. Par conséquent, il semble que tous les temples possèdent ses propres chats. Un « gardien des chats », poste important transmis héréditairement en a la charge.


L'édit Thessalonique décrété par l'empereur romain Théodose interdit les cultes païens.

C'est donc dès l'an 380 que le chat perd de sa dimension divine, bien qu'il reste un animal de compagnie.













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